Fin de vie et assistance à....
Mr Macron élevé par des jésuites ne doit pas s'arrêter à des considérations religieuses qu'elles soient catholiques, islamiques, bouddhistes, juives, protestantes, et courants assimilés.
La souffrance n'est plus un sacerdoce porté par un individu, un peuple, et ne doit plus l'être
aucune religion monothéiste n'a demandé la souffrance comme gage de l'amour porté dans et par l'humanité ; "tu rachètes tes fautes par la douleur, est une illusion, un mirage, une idéologie dangereuse"
(nous avons eu d'ailleurs dans l'Education Spécialisée publique qui reprend les orphelinats privés et religieux après la guerre 45, des notions résiduelles de châtiments corporels, de punitions de repas et autres, sur des enfants placé(e)s dont les maisons dites de correction que Prévert poète dénonce comme Zola dénoncera le travail des enfants - ce qui nous vaut par exemple le Foyer le Mouteau d'obédience protestante mais repris par le département service public, des résiduels qu'on appelle "violences" "maltraitance" où l' Enfant est encore le subissant de ces vieilles traditions où le corps et l'esprit de l'enfant sont mis à mal - ce n'est plus d'une éducation qu'il s'agit mais bien de formes résiduelles de maisons de correction, de ré éducation par la force)
et très justement, et par les Justes,
la souffrance endurée pour exemple par Jésus n'est pas le salut mais bien l'expression d'un sacrifice humain.
la mortification, la flagellation, la pénitence par châtiments corporels ne rachètent pas les fautes et erreurs commises dans sa vie d'humain mais bien plutôt une prise de Conscience Morale.
La souffrance humaine comme non humaine peut être abrégée en fin de vie à la demande de l'intéressé(e) ce qui va aussi avec son Droit Inaliénable de Sujet de Droit comme de Mourir dans la Dignité de SOI
L'accompagnement laïc dont la protection de l'Etat garant de la fin de vie demandée dans le cadre de la République peut également s'effectuer par un accompagnement religieux si la personne le demande. Rien n'interdit dans une religion à ce que la fin de vie soit un choix comme une volonté.
Des restrictions peuvent être élaborées comme des articles dans la LOI stipulant toutes les conditions nécessaires qui relèvent de plusieurs domaines :
- humain / le droit de l'humain comme du non humain /
- médical / psychologique //
- juridique
- administratif / familial / civil
Au-delà de la LOI, peut être émise une Charte de fin de vie
La LOI autorisant la vie de fin et l'assistance à ... doit être dégagée par les Ministères concernés mais aussi ratifiée par les Droits de l'Homme qui s'inscrivent au fronton de l'Assemblée Nationale dès 1789 et par le Sénat.
La LOI est une avancée culturelle, sociétale, civilisationnelle où est reconnue un élan généreux et humain envers des personnes humaines comme espèces non humaines à mourir dignement et accompagnées. Et cette avancée civilisationnelle comporte le fait que la souffrance comme un état dégradé irrémédiable sont pris en compte dans une trajectoire de vie humaine ou non humaine.
Le monde médical qui par le serment d'hypocrate est lié inconditionnellement à la sauvegarde de la personne ne doit pas se garantir sur une position psycho-rigide car toute évolution déontologique doit s'exercer par avancée civilisationnelle. Il est heureux que les vétérinaires qui sont le pendant de la médecine pour les espèces non humaines comme les biologistes aient compris la nécessité d'abroger les souffrances d'un mammifère quel qu'il soit et de ne pas faire souffrir inutilement le corps et l'esprit. La réalité des vies qui perdure par secours médicaux et moyens modernes jusqu'à plus d'âge est aussi à prendre en considération comme les personnes atteintes de maladies incurables, de grands assisté(e)s grabataires ; si la personne est consciente et mentalement présente au monde, et demande sa fin de vie, Cela doit être entendu aussi par le/la médecin. La sauvegarde de la personne prévue dans le code déontologique de la médecin est aussi la sauvegarde de son mental et si l'expression de la souffrance mentale et psychologique est présente, il faut très certainement accéder à la demande de fin de vie.
Il faut du courage pour aller vers cette LOI et l'appliquer. Concernant le/la médecin, il faut rappeler que J. Chirac a énoncé de façon claire que l'usager est un être humain ayant des droits quelque soit sa situation et de façon plus humaine, le/la médecin et son/sa patiente sont sur une position d'altérité. Qui peut décider à la place de l'Autre, de son choix, de son respect à soi-même, de mourir dans la Dignité ?. Il y a une naissance, une vie, une mort. Il y a des questions existentielles qui démarre très tôt dans la petite enfance puisque l'enfant voit bien que la mort est un cycle qu'on ne peut changer. La mort même si elle n'est pas présente et heureusement dans le quotidien des gens car mise à distance et cela est nécessaire pour Vivre, est un processus qui va arriver un jour ou l'autre ; c'est déjà douloureux de s'y préparer, de l'entrevoir, d'y faire face et je ne pense pas que dans certains cas où des personnes sont prêtes à partir, il faut leur dire "non".
