L' ONU

 

A l’approche de la première Journée internationale contre l'islamophobie, à  l’occasion de la Journée internationale des femmes et en marge de la 67e session de la Commission sur la condition de la femme, le Ministre pakistanais des affaires étrangères, Bilawal Bhutto Zardari, a organisé une conférence visant à éliminer les idées fausses sur le statut et l’identité des femmes dans l’islam.

 

Le ministre a affirmé que l’égalité entre les hommes et les femmes a été « l’un des piliers de l’islam depuis sa création », notant que « l’islam a été la première foi qui a accordé aux femmes leurs droits »

 

 

 

M. Kőrösi a cité en exemple l’ancienne Première ministre pakistanaise Benazir Bhutto qui racontait qu’on lui demandait toujours « comment elle était devenue Premier ministre d’un pays musulman ».

Elle répondait : « J’ai été inspirée par le fait historique que le Saint Prophète de l’Islam a épousé une femme d’affaires », se référant à la première épouse du prophète de l'islam Mahomet, Khadija bint Khuwaylid, une marchande aristocrate importante.

 

 

 

Prenant à son tour la parole, la Présidente de la 67ème session de la Commission de la condition de la femme et Représentante permanente de l’Afrique du Sud auprès de l’ONU, a estimé que la conférence tombait à point nommé.

Mathu Joyini a soutenu que la perception des femmes musulmanes en tant qu’opprimées est erronée, puisque l’Islam met l’accent sur le respect des femmes et leur traitement avec gentillesse et compassion, sur un pied d’égalité et leur donnant une position en tant que dirigeante. Elle a rappelé que le Prophète avait toujours mis l’accent sur l’importance des femmes et célébré leur grande contribution à la vie de leur famille et de la société, condamnant l’abus des femmes.

Cela signifie que les stéréotypes négatifs sur les femmes musulmanes n’ont rien à voir avec les enseignements islamiques mais avec certaines pratiques culturelles, qui parfois avilissent les femmes et contredisent directement les enseignements de Dieu et de son prophète, a développé la diplomate sud-africaine.

Au contraire, ces enseignements reconnaissent le leadership des femmes et leur donnent l’occasion de jouer un rôle de premier plan dans diverses sphères de la vie, a souligné Mme Joyini.

« En Afrique du Sud, nous avons une histoire bien connue avec les communautés musulmanes », a fait valoir la Représentante sud-africaine, avant de raconter l’histoire de Fatima Mai, « l’une des militantes les plus importantes d’Afrique du Sud, est une femme musulmane dont l’histoire est inspirante et témoigne des valeurs et de la dignité des femmes dans l’islam ». « Elle était l’une des militantes les plus importantes contre l’apartheid et était également professeur de sociologie et mère », s’est félicitée Mathu Joyini.

 

 

 

La Directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous, a fait valoir que les pays et les sociétés musulmanes et non musulmanes ont des normes et des pratiques sociales qui servent de prétexte pour éloigner les femmes du leadership, de l’accès à la justice et de la participation, soulignant que ces normes sont contraires aux principes et à l’histoire de ces sociétés.

Elle a dit que le dialogue est « essentiel » pour trouver un terrain d’entente dans différentes circonstances.

« Il existe des engagements communs envers les valeurs de l’islam et nous pouvons les utiliser pour combler le fossé et faire progresser l’égalité des sexes. Chaque fois que je rencontre les pays de l’OCI et chaque fois que j’interagis avec les communautés de ces pays, je suis témoin de cet engagement en faveur de l’autonomisation des femmes », a affirmé la cheffe d’ONU Femmes.

Dre Sima Bahous a évoqué sa récente visite en Afghanistan avec la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, soulignant qu’aucune femme ne devrait être laissée pour compte.

Elle a souligné qu’ONU Femmes continuerait à œuvrer en faveur d’un meilleur avenir pour les femmes dans le monde musulman.

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