La notion du travail - 1er mai -

 La notion du mot "travail" est récente dans l'Histoire Française, l'époque médiévale dans les campagnes laissait le temps au repos, aux fêtes villageoises ; et les artisans, paysans et toute la vie alentour ne travaillait que 25 heures par semaine. En effet, il était privilégié les activités familiales et collectives autour soit de la religion ou courant spirituel, et de fêtes dites païennes qui scandaient les saisons (Fête de la St Jean,, par exemple). Seules les temps des récoltes ajoutaient au temps du travail (mot qui n'existait pas au médiéval) mais il y avait une participation de tout le village parce que la survie de l'hiver à passer passait par les récoltes effectués, dont le blé et les céréales.

La vie sociétale française comme d'autres sociétés, avant l'apparition de la religion monothéiste catholique, vit en termes druidiques depuis des siècles, et en lien direct avec la nature et les saisons comme les non humains. Le catholicisme va amener une idée nouvelle qui fonde l'obligation de travailler ; le travail devient le moyen de se laver de ses pêchés au cours du l'époque médiévale et en avançant dans le temps des siècles, s'inscrire comme un défaut de la personne si elle est oisive.

Le nom travail vient du verbe travailler. C’est donc d’abord à ce verbe que nous allons nous intéresser. Le verbe travailler provient du latin vulgaire tripaliare, signifiant « torturer », lui-même dérivé du nom tripalium, qui désigne un instrument de torture à trois pals.



La naissance du capitalisme, doctrine économiste, sur ajoute des codifications sociétales dirigées par les patrons d'entreprises et industries parce qu'il faut produire pour vendre, la sur production arrivant au 20 ème siècle pour vendre plus et amenant la sur consommation. Le cercle vicieux et effets pervers s'enclenche dans des rouages infernaux. L'idée originelle "du travail pour se laver de ses pêchés" n'est plus seulement ce qui sous tend la vie humaine parce que la religion n'en n'a pas demandé tant ; c'est bien la sur production et le démarrage de l'économie productiviste qui demande à toutes et tous de travailler dont les enfants.

Historiquement, la naissance du Code du Travail résulte d’une proposition de loi sur la codification des lois ouvrières, déposée le 14 mars 1896, par le député socialiste Arthur Groussier. Il obtient pour ce faire le soutien de députés issus de toutes les tendances socialistes. Cette œuvre est confortée par la création de l’Office du travail, ancêtre du ministère du Travail, en 1891. Une proposition de code du travail est ainsi soumise en 1898 à la Chambre, avant d’aboutir à son adoption par le Sénat entre 1910 et 1927.

D'autres doctrines économistes apparaissent cherchant des solutions à cette course productiviste et consommatrice, soit des économistes collectivistes, des économistes altermondialistes, des économistes du développement durable, et, des libres penseur(e)s. Quelques Pays dans le Monde s'essaient avec plus ou moins de bonheur à une économie différente. En France, nous nous apercevons que toute entreprise, société, groupement d'intérêt économique, entreprise d'insertion, organisme de formation entreprise d'économie solidaire, ne sont en fait que des erzats calqués sur l'économie capitaliste ; en effet il est impossible d'échapper à l'Organisation financière et logistique du capitalisme en France. Seules les Associations ont conservé une valeur et une traçabilité où le capital n'est pas la référence unique.

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A l'élection présidentielle de 2017 en France, s'est joué un élan vital extrêmement intéressant sur l'Economie à choisir et la relativité du mot "travail" dont par Hamon relayé par plusieurs économistes. Il ne s'agit pas de politiser sur un parti ou un autre, une réforme sociétale en France, mais bien de comprendre que le travail n'est pas et n'est plus une forme dure pour l'humain et l'environnement, mais un autre choix de vie. En effet, la sur production et sur consommation comme la course exclusive aux richesses ont crée des pénuries de matières premières, des pollutions de la Planète, des désastres écologiques graves, comme des atteintes à la vie individuelle, familiale sinon villageoise dont en grandes villes, des quartiers.

La notion de travail n'est plus la seule valeur "fabriquée" par ailleurs idéologiquement mais doit répondre non à une société en course vers.... et qui de toutes façons s'essouffle et va nous créer des problèmes à moyen - court - long terme, mais doit répondre à une société humaine du 21 ème siècle.

Des individus se dé programment "du travail" et du "sur travail" auquel il et elle ont été éduqué(e)s et astreint(e)s, retrouvant l'espace de liberté humaine, se soulageant de maux de santé physique, psychologique et donnant la place à la créativité dont de vie économique. Beaucoup s'aperçoivent que le formatage sociétal et la notion de travail par contraintes avait engendré la culpabilité de ne pas travailler, comme l'idéologie "de remplir un grand vide soit l'ennui" par le travail. Ce détournement de la vie humaine est à re penser de façon philosophique.

Une économie basée sur un travail pour toutes et tous, et avec toutes et tous, soit ne pas laisser des castes se ghetto hisées, comme un travail à temps réduit soit en dessous des 35 heures, est également une économie basée sur la vie individuelle, familiale, et avec le village ou la ville.

La notion de travail n'est plus la seule valeur de notre Monde. La baisse productiviste et sur consommatrice permettent également de soulager et d'arrêter les sur exploitations de la Planète, et de penser autrement la vie humaine et l'impact environnemental.

C'est un modèle économique nouveau.

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En 2017, c'est un jeune banquier passé par le Ministère de l'Economie sous F. Hollande (qui voulait s'attaquer dans sa campagne présidentielle à la Finance, et qui y a renoncé 6 mois après son élection tout en changeant de gouvernement, de parlement). Le modèle de Macron est lié au capital parce que c'est le seul qu'il connaisse bien que un Lobby d'une fausse économie solidaire SOS lui donne des cours de gestion ; et qui rejoue, lui, le modèle capitaliste dont dans la gestion humaine de ses salarié(e)s majoritairement sous payé(e)s - grèves en 2018 - qui vont dénoncer SOS comme un trust politico-financier.

Nous voyons donc bien les difficultés à passer à autre chose que ce qui est connue en terme de doctrine capitaliste économie. C'est le problème de la Finance apparue au 20 ème siècle qui n'est plus seulement l'engrangement des commerce et du monétaire, mais est devenue en fin de 20 ème siècle le démarrage de la spéculation. Cette nouvelle "chose", virtuelle comme en praticité a introduit le système spéculatif à tous les niveaux de la Société Française dont la population, et mène à des sur enchères. Celles-ci président, non à la notion du travail, mais à la spéculation des vies humaines sur "ce que cela va rapporter".

Le choix spéculatif est la dérive du capitalisme, doctrine initialisée fin 18 ème, début du 19 ème siècle.

La course effrénée qui maintenant demande à l'Etat de faire travailler plus et plus longtemps les français comme les nouveaux migrant(e)s - urkrainien(ne)s qui vont remplacer les algérien(ne)s d'après guerre, soit de la main d'oeuvre bon marché et "sages" - représente tout ce qui n'a pas été pensé : les retraites, les coûts des dépenses gigantesques, les énergies, ect....

Il faut refuser un allongement des retraites comme une accentuation obligatoire du temps de travail, et demander une économie nouvelle basée sur d'autres choix sociétaux. Il est bien évident que la dérive du capitalisme n'a pas pensé au budget nécessaire des paiements de retraite, et que la capitalisation des prélèvements sur les salaires des salarié(e)s, public comme privé, comme sur les entreprises, n'a pas été géré par l'Etat.

Mylène  Unger


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